Main d’oeuvre qualifiée : attention à la marche !

main d’oeuvre

La transformation digitale provoque des changements de business models à un rythme soutenu chez les entreprises. Néanmoins, la main d’oeuvre compétente requise pour approvisionner cette renaissance technologique n’est pas facile à assurer.

Si le marché change si rapidement, comment les entreprises peuvent-elles espérer rassembler les bonnes compétences alors que les expertises qui importaient hier ne sont déjà plus d’actualité aujourd’hui ? Il est donc important d’explorer et de comprendre comment les organisations peuvent aborder le problème grandissant du manque de main d’oeuvre qualifiée dans certains domaines.

Intéressons-nous tout d’abord à un exemple du changement en cours. Dans le secteur des services publics, British Gas s’éloigne du modèle traditionnel qui consiste à envoyer un technicien sur place pour réparer une chaudière. A la place, les chaudières seront gérées comme parties intégrantes d’une maison connectée, en utilisant l’Internet des Objets. Le savoir-faire requis pour s’occuper de ce nouveau type de chaudière ne sera pas le même que pour une chaudière traditionnelle, à tel point qu’une opération de service n’impliquera même plus forcément le déplacement physique d’un technicien.

Cela sous-entend qu’un ingénieur qui travaille sur ce sujet doit acquérir des compétences proches de celles d’un technicien de support informatique – en rentrant en contact avec les clients et en les aidant à distance.

Voilà deux exemples où différents types de connaissances et de compétences seront nécessaires. Mais le vrai défi réside dans le fait qu’il y a un écart grandissant entre la base de compétences dans les disciplines STEM (science, technologie, ingénierie et mathématiques) au sein de la population et la croissance des industries dans lesquelles ces compétences sont requises.

Une étude récente appelée « The App Generation: how employees of the future are shaping the world of work » (comment les employés du futur influencent-ils le monde du travail) montre que seulement 12% des 15-18 ans ont reçu des cours de codage informatique à l’école.

Les entreprises changent à un rythme trop élevé pour que le monde académique puisse suivre. Malgré tout, le fait que la technologie puisse être utilisée comme un outil pour essayer de combler le manque de compétences reste une bonne nouvelle.

La main d’oeuvre doit acquérir de nouvelles compétences

Les nouvelles technologies  peuvent aider les entreprises pour pallier ce manque de main d’oeuvre disposant des compétences nécessaires.

La réalité augmentée a le potentiel de changer complètement la façon dont l’éducation et les savoir-faire sont transmis aux individus qu’importe leur âge.

La réalité augmentée permet de créer des formations qui sont beaucoup plus engageantes et qui peuvent être déployées n’importe où. De plus, elle permet aussi aux individus formés d’expérimenter de nouveaux environnements sans avoir à quitter la salle de classe.

Dans certains cas, les entreprises peuvent même utiliser la technologie pour aller plus loin que la résolution de ce problème. Par exemple, l’automatisation robotique des processus peut être utilisée dans les situations où des compétences humaines ne sont plus nécessaires à l’accomplissement d’une tâche.

Les drones peuvent aussi être utilisés pour contrôler des grands sites et réaliser des tâches de contrôle sur des objets comme des pylônes ou des pipelines.

En automatisant les tâches manuelles (et parfois dangereuses), une entreprise donne l’opportunité à ses employés de s’atteler à des tâches à valeur ajoutée. Autrement dit, il s’agit d’opérer la transition d’un environnement de travail basé sur des tâches souvent répétitives vers un environnement de travail basé sur la connaissance.

Si les entreprises veulent garder le rythme à l’ère de la transformation digitale, elles doivent adopter la technologie comme moyen de combler l’écart de compétences.

Gérer les différences entre les générations

Un autre défi pour les entreprises est de pouvoir se confronter aux nuances entre les envies et les désirs des différentes générations qui composent  leur main d’oeuvre, à savoir la génération Z qui arrive et la génération Y qui est de plus en plus présente dans les organisations.

Les entreprises doivent bien comprendre qu’il y a de grosses différences dans la façon dont les gens veulent interagir entre eux et la façon dont ils sont formés. Le processus d’apprentissage doit donc être conçu correctement dès le début car il y a un vrai risque que certaines générations soient lésées.

En parallèle, la rétention des talents gagne aussi en importance et beaucoup d’entreprises devraient faire attention à ce qu’elles font pour retenir les employés qui ont les compétences dont elles ont besoin pour grandir et gagner en performance dans le futur. Aujourd’hui, les métiers évoluent constamment et l’auto-apprentissage en continu devrait être promu et encouragé.

Il existe un lien fort entre toutes ces problématiques et le concept de gestion de la connaissance (Knowledge Management). Il s’agit de s’assurer que les gens apprennent vite et de manière agile. De plus, l’apprentissage de nouvelles compétences devrait être une chose qui enrichit la main d’oeuvre et qui lui permet de se sentir investi dans l’entreprise.

Cela peut passer par la réalité augmentée, ou même par le fait de donner la possibilité à la main d’oeuvre de sortir et d’apprendre de nouvelles choses durant leur temps de travail. S’attaquer à ces problématiques permettra de créer une main d’oeuvre plus connectée, plus engagée et, indéniablement, plus productive et efficace à l’ère de la transformation digitale.

Source : http://blog.uk.fujitsu.com/fujitsu-digital/mind-the-skills-gap/

Découvrez aussi...

L’informatique peut résoudre le puzzle de l’... La demande mondiale en énergie devrait augmenter de 37% dans les 25 prochaines années. En considérant nos infrastructures dépassées et notre surdépend...
Comment créer un centre de talents : le cas BP Dana Deasy, ancien CIO de BP nous décrit son approche dans l’accompagnement et le développement des leaders informatique de demain dans l’entreprise. ...
PG&E : La rencontre entre Big Data et l’Inter... Big Data : Comment l’entreprise de gaz et d’électricité, PG&E, maximise-t-elle la valeur des données générées par ses smart meters à l’échelle de ...
Industrie 4.0 : véritable révolution ? Après avoir traité l’usage de l’internet des objets dans l’entreprise et l’impact de la digitalisation sur les marchés traditionnels, il est désormais...

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*