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Mitsuharu Tempaku, Consultant IT Fujitsu France

En 2020, on n’achète toujours pas de cloud « sur étagère » et les mises en œuvre les plus avancées montrent la distance qu’il reste à parcourir entre promesses et réalité, notamment en termes de retour sur investissement. Mais le cloud reste plus que jamais nécessaires pour soutenir l’innovation, favoriser l’adoption de nouvelles méthodes de travail, et permettre aux entreprises de disposer des compétences pour rester compétitives sur leurs marchés. Je pense qu’il est donc utile de continuer d’expliquer que le cloud va au-delà des enjeux technologiques et appelle un regard transverse et business, avec de nouvelles idées à trouver en dehors de la « boîte » par une démarche de co-création.

Comment éviter que le cloud ne dérape

Rappelons que le cloud computing a bâti sa croissance sur la promesse d’un paiement à la consommation, d’une sécurité renforcée et de plus d’« élasticité » en permettant d’adapter l’infrastructure de l’entreprise à l’évolution de ses besoins et de raccourcir le « time to market ».

Mais de nombreux projets dérapent lorsque les équipes se précipitent tête baissée en ne considérant que leur dimension technique sans envisager en amont le résultat business à atteindre. Si un projet cloud n’est pas abordé dès ses prémices comme un véritable projet de transformation, alors les questions de gouvernance seront ignorées et reviendront en boomerang lors des premières difficultés. Budget, ressources techniques et humaines nécessaires, et surtout objectifs d’affaires à atteindre nécessitent de mettre autour de la table les directions IT, finance et métiers. Un message qui commence à faire son chemin au niveau des comités de direction, mais qui nécessite que des métiers qui ne parlent pas la même langue arrivent à se comprendre et à collaborer.

L’innovation comme langage commun

Innover ou disparaître, ce message marketing aujourd’hui exacerbé par le contexte de crise, est aussi ce qui permet de réunir autour de la table des métiers décidés à collaborer. Il est alors utile de se faire accompagner par des conseils extérieurs comme les équipes de Fujitsu, qui maîtrisent cette double culture IT et Business, portent un regard agnostique sur les différentes plateformes technologiques, et cultivent aussi des partenariats avec les principaux acteurs du cloud pour anticiper les évolutions technologiques et stratégiques.

Je me permets ici une précision importante sur l’innovation ouverte, ou innovation distribuée qui s’appuie sur le partage et la collaboration. Cette démarche engage l’entreprise mais aussi ses partenaires et prestataires, qui seront désormais sélectionnés aussi sur leur capacité à travailler en co-construction et partager les savoir-faire. Dans le domaine du cloud, cette « open innovation » doit aussi s’appuyer sur l’interopérabilité et la réversibilité, c’est-à-dire la possibilité pour l’entreprise de pouvoir transférer ses données, ses applications et ses ressources d’un fournisseur à un autre. Un enjeu à la fois technologique et contractuel pour ne surtout pas tomber dans un cloud « boîte noire » dont l’entreprise ne maîtriserait pas tous les rouages.

Adopter les bonnes pratiques, dans un contexte de cloud hybride

Attention, si le cloud est présenté comme un moyen rapide pour mettre sur le marché de nouveaux services innovants, une démarche générale d’innovation s’appuiera rarement sur un cloud unique. La réalité d’une entreprise est bien plus complexe, c’est un mille-feuille de couches technologiques et organisationnelles superposées au fil des fusions-acquisitions et des migrations d’outils. Et les approches multi cloud, qui permettent de sélectionner plusieurs services cloud pour différents besoins, complexifient encore la gestion opérationnelle, contractuelle, et budgétaire du SI. L’adoption du cloud est donc aussi le bon moment pour adopter des bonnes pratiques qui permettront de reprendre le contrôle des ressources informatiques. Je pense au contrôle des coûts et aux nouvelles solutions de type « infrastructure et configuration as code » permettant de déployer une nouvelle architecture dans un délais réduit et de la maintenir dans le temps.  

Les choix technologiques les plus réalistes s’appuient en fait sur des architectures hybrides, en partie dans l’entreprise et en dehors chez des partenaires. De nouveaux services développés en « cloud first » doivent donc cohabiter avec des services « historiques ». Le cloud computing exige des organisations IT une nouvelle manière de penser dans un contexte en changement constant. L’adoption des bonnes pratiques et des nouvelles méthodes de travail est fondamentale pour maitriser sur le long terme les implications techniques et business de ces environnements.  

Disposer des bonnes compétences, à la demande

Pour découvrir et mettre en œuvre ces bonnes pratiques, les entreprises peuvent faire collaborer leurs équipes IT internes avec des équipes externes. L’équipe de la « Software factory » de Fujitsu – 300 personnes basées à Séville depuis 10 ans – est ainsi capable de faire évoluer une application pour la migrer dans le cloud ou redévelopper une application web en « Cloud Native », permettant ainsi aux clients de bénéficier de toute la sécurité et l’élasticité qu’offrent les plateformes cloud.

Ces équipes certifiées notamment Scrum, Safe, ITIL, ISTQB, et expertes sur des technologies telles que les microservices, Docker, Spring Boot, .NET, SOA, JEE, sont rares et complexes à recruter pour les entreprises. Mais elles sont surtout d’autant plus pertinentes qu’elles auront été mobilisées sur de nombreux environnements pour répondre à une grande variété d’enjeux business. Fujitsu dispose également du service « SpringBoard » permettant de déployer une architecture dans le Cloud Azure ou le Cloud AWS, de manière totalement Automatisée, Sécurisée et Testée.

On voit donc que la notion de « on-demand » du cloud va au-delà des capacités de calcul ou de stockage, car ce sont aussi les compétences humaines qui doivent être adaptées, accompagnées par de nouveaux plans de formation et parcours de carrière. Pour co-construire avec nos clients un plan de transformation vers le cloud qui prenne en compte toutes ces dimensions, nous avons conçu une démarche intégrée de deux semaines dédiées à la stratégie permettant d’aligner l’IT aux enjeux business de l’entreprise. Des entreprises qui ont déjà migré vers le cloud et transformé leurs pratiques font aussi appel à nous en « tiers de confiance » pour valider s’il leur reste encore des leviers d’optimisations. De nouveaux modes de co-création entre entreprises et sociétés de conseils IT qui nous font tous progresser dans nos pratiques.

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