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Cloud Hybride, une réalité au quotidien qui rime aussi avec agilité

Benoît MARTIN, Sr. Business Development Manager,
Fujitsu France

Après des années à se poser la question du « pourquoi passer au cloud ? », la vraie question pour les entreprises qui ont décidé de se transformer est plutôt « Comment ? ». Et surtout, avec quels moyens et impacts de transformation, du point de vue technique, humain et financier. Dans ce contexte, le Cloud hybride, qui associe cloud public et privé, est aujourd’hui une situation de fait bien réelle pour de nombreuses entreprises.  

Mais au fait, le cloud hybride c’est quoi ?

Le National Institute of Standards and Technology (NIST) nous dit : le cloud hybride est « une infrastructure Cloud composée de deux infrastructures Cloud distinctes ou plus, pouvant être privées ou publiques et qui restent des entités uniques, mais sont connectées par une technologie standard ou propriétaire permettant la portabilité des données et des applications ».

Le principal avantage de cet assemblage et combinaison d’infrastructures est donc celui du Cloud : la flexibilité. Par exemple, si les ressources du cloud privé ne suffisent plus à un moment donné, l’entreprise a la possibilité d’ajouter instantanément des ressources du cloud public pour répondre à ses nouveaux besoins.

Un autre avantage majeur du cloud hybride est d’ordre sécuritaire. En effet, une infrastructure cloud hybride donne la possibilité à une société de conserver ses données les plus critiques en interne et d’utiliser des applications hébergées, peu onéreuses à déployer. Même logique pour des applications obsolètes appelées à « tranquillement » disparaitre, en attendant leur remplacement en Saas ou le redéveloppement d’un logiciel, ces applications peuvent être conservées en état de fonctionnement sur une partie de l’infrastructure.

Beaucoup de promesses, mais une belle boîte de Pandore…

Pour la quasi-totalité des entreprises qui ne sont pas des startups, le cloud hybride s’impose plus comme un choix pragmatique que comme une stratégie globale. Il a des atouts à faire valoir, mais ne constitue en rien la solution optimale pour toutes les entreprises. Car des questions technologiques et organisationnelles s’échappent de la boite de Pandore du cloud.

Par exemple, le coût total généré par la gestion du cycle de vie des infrastructures et de leur hébergement constitue un réel levier pour décider bon nombre de petites et moyennes structures à opter pour une stratégie 100 % cloud public. C’est également le cas du volet sécurité, car les clouds publics sont souvent beaucoup plus sécurisés que les infrastructures internes des entreprises, question de moyens.

En réalité il n’y a pas un cloud qui soit meilleur que l’autre mais surtout des besoins à bien définir, associés aux priorités et contraintes du business.

Les entreprises plus « hybrides » optimisent aussi leur potentiel d’adoption DevOps

En fait adopter le cloud demande une bonne anticipation des conséquences en termes d’organisation et de formation des équipes, c’est à dire comment se transformer et innover mieux et plus vite, face à la concurrence. Et le vrai sujet, comme toujours, revient à faire bouger les lignes et changer les habitudes des ressources humaines.

La transformation passe obligatoirement par une plus grande agilité de l’entreprise. Et contrairement à une idée reçue, il n’est pas nécessaire de basculer à 100% dans du cloud public pour bénéficier de l’agilité du cloud. Car le fait d’être « hybride » implique d’intégrer le cloud public dans ses pratiques, pas à pas. L’idée n’est pas de basculer du jour au lendemain en cloud public mais bien de penser à un équilibre entre cloud public et cloud privé. Cette démarche progressive permet d’embarquer les collaborateurs de l’entreprise dans l’aventure du cloud, en repensant les modes de travail avec des équipes plus autonomes et de nouveau métiers.

Car le cloud computing peut permettre aux entreprises de redévelopper des applications plus efficaces et surtout dans une DSI de casser définitivement le silo entre les « devs » et les « ops ». Et alors, dans le meilleur des cas l’organisation « DevOps » se diffuse un peu partout. Chacun à sa vitesse, autour du principe de collaboration, au service des s métiers, remis au centre de la démarche d’innovation. Bien sûr, cela ne fonctionne qu’avec des volontaires, des vrais, qui acceptent de changer leurs habitudes, et ne sont pas à la recherche perpétuel d’un coupable.

Finalement une stratégie de maîtrise par l’hybridité

Une stratégie de cloud hybride est donc tout aussi complexe à mener qu’un basculement complet vers le cloud public. Le cloud hybride s’impose donc souvent aux directions des entreprises comme un choix de maîtrise et de sécurité, donnant le temps nécessaire à la transformation et au DSI de jouer ses nouveaux rôles :

  • Faire des choix technologiques à même de conférer un avantage compétitif,
  • Planifier la transformation du SI,
  • Piloter les coûts variables avec des indicateurs à la main des métiers,
  • Garantir la sécurité du SI via l’authentification des utilisateurs et l’association à leur profil de droits,
  • Mettre en place une usine logicielle productive et innovante,
  • Se diriger vers un modèle de plateforme de services automatisée.

Benoît MARTIN, Sr. Business Development Manager, Fujitsu France

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